Du vin rouge au cholestérol: les 10 plus grands mythes cardiaques sous la loupe
Dans un monde où l’information circule plus vite que jamais, les fausses informations et les mythes concernant notre santé sont omniprésents – et le cœur n’est pas épargné. Peu de sujets sont autant minés par la désinformation et les fausses nouvelles que les maladies cardiaques. Des prétendus remèdes miracles aux idées fausses sur le cholestérol et le mode de vie, bon nombre de ces mythes peuvent non seulement induire en erreur, mais aussi, dans le pire des cas, mettre la vie en danger. Alors qu’en Allemagne, une personne sur trois décède d’une maladie cardiovasculaire, il est effrayant de constater à quel point des demi-vérités dangereuses augmentent souvent le risque au lieu de le réduire. Il est temps d’examiner de près les principaux mythes concernant le cœur et de clarifier, à l’aide de faits scientifiques, ce qui est réellement vrai – car seules des informations correctes permettent de protéger efficacement le cœur.

Mythe : un verre de vin rouge par jour est bon pour le cœur
Effets positifs du vin rouge sur la santé cardiaque en cas de consommation modérée
-
Vin rouge et santé cardiaque: des études récentes montrent qu’une consommation modérée de vin rouge (jusqu’à un verre par jour) pourrait avoir des effets positifs sur la santé cardiaque. Le resvératrol et d’autres polyphénols présents dans le vin rouge semblent notamment exercer un effet protecteur sur le système cardiovasculaire grâce à leurs propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires.
Effets négatifs de l'alcool sur le cœur en cas de consommation excessive
-
Risque accru de troubles du rythme cardiaque: des études récentes montrent que même une consommation faible à modérée d’alcool peut augmenter le risque de fibrillation auriculaire. Les personnes souffrant déjà de troubles du rythme cardiaque devraient éviter autant que possible de consommer de l’alcool.
-
Alcool et hypertension artérielle: une revue systématique a montré que la consommation d'alcool, quelle qu'en soit la quantité, est associée à une augmentation de la pression artérielle et donc à un risque accru de maladies cardiovasculaires. Cela est particulièrement préoccupant pour les personnes souffrant déjà d'hypertension artérielle.

Effets de l'alcool sur les maladies cardiaques existantes
-
Insuffisance cardiaque: chez les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque, la consommation d’alcool peut entraîner une aggravation de la maladie. Même une consommation modérée peut altérer la fonction cardiaque, et un mode de vie sans alcool est vivement recommandé aux patients atteints d’insuffisance cardiaque.
-
Maladie coronarienne (MC): en cas de MC existante, la consommation d’alcool constitue un facteur de risque d’événements cardiaques soudains, tels que l’infarctus du myocarde. Une étude récente montre que la consommation d’alcool chez les patients atteints de MC doit faire l’objet d’une surveillance étroite et que, dans de nombreux cas, une abstinence totale peut s’avérer judicieuse.
- Risques liés aux maladies cardiaques: chez les personnes souffrant de maladies cardiaques existantes telles que l'insuffisance cardiaque, la fibrillation auriculaire ou une MC, même une faible consommation d'alcool peut augmenter le risque de complications supplémentaires. Il est donc souvent recommandé d'éviter l'alcool ou d'en limiter fortement la consommation.

Mythe : le cholestérol est toujours mauvais pour le cœur
Mythe : les maladies cardiaques ne touchent que les personnes âgées
Le mythe selon lequel les maladies cardiaques ne touchent que les personnes âgées est très répandu, mais il est médicalement faux. Les maladies cardiaques peuvent toucher des personnes de tout âge, même si le risque augmente avec l’âge. Voici quelques raisons scientifiquement fondées pour lesquelles les maladies cardiaques ne touchent pas uniquement les personnes âgées :

Les facteurs liés au mode de vie jouent un rôle important
Les habitudes malsaines, souvent acquises dès le plus jeune âge, augmentent le risque de maladies cardiaques. Parmi celles-ci, on peut citer :
- Une alimentation malsaine: une alimentation riche en graisses saturées, en sucre et en sel peut entraîner, dès le plus jeune âge, une artériosclérose (rétrécissement des artères), ce qui augmente le risque de crises cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux.
- Manque d’activité physique: l’inactivité physique contribue au surpoids, à l’hypertension artérielle et à un taux de cholestérol élevé – autant de facteurs de risque de maladies cardiaques.
- Tabagisme: les adolescents qui commencent à fumer tôt s’exposent à un risque nettement plus élevé de maladies cardiaques, car la nicotine et d’autres substances nocives endommagent le système cardiovasculaire.
Prévalence croissante du surpoids et du diabète chez les jeunes
Le surpoids et le diabète de type 2 touchent de plus en plus les jeunes. Ces deux pathologies sont étroitement liées au risque de maladies cardiaques :
- l'obésité entraîne de l'hypertension, un taux de cholestérol élevé et une résistance à l'insuline, qui sollicitent le cœur et augmentent le risque de maladies cardiaques.
- Le diabète endommage les vaisseaux sanguins et le cœur, ce qui peut entraîner des crises cardiaques ou des accidents vasculaires cérébraux dès le plus jeune âge.
Facteurs génétiques
Les maladies cardiaques peuvent également avoir une origine génétique et toucher des personnes jeunes, même si celles-ci mènent une vie saine. Parmi les facteurs de risque génétiques, on peut citer :
- L'hypercholestérolémie familiale: un trouble génétique entraînant un taux de cholestérol extrêmement élevé peut provoquer une artériosclérose et des crises cardiaques dès le plus jeune âge.
- Malformations cardiaques congénitales: certaines personnes naissent avec des malformations cardiaques qui peuvent entraîner de graves problèmes cardiaques au cours de leur vie.
Stress et santé mentale
Le stress chronique, qui touche aujourd’hui de plus en plus de jeunes, peut augmenter le risque de maladies cardiaques. Le stress peut provoquer de l’hypertension artérielle et favoriser des comportements néfastes pour la santé, tels que la consommation excessive d’alcool, le tabagisme ou une alimentation malsaine, qui mettent à rude épreuve le système cardiovasculaire.
Maladies cardiaques chez les jeunes sportifs
Même les jeunes en apparence en bonne santé, en particulier les sportifs, peuvent être touchés par des maladies cardiaques. Certaines pathologies, telles que la cardiomyopathie hypertrophique (épaississement du muscle cardiaque) ou les arythmies, peuvent entraîner une insuffisance cardiaque sans signe avant-coureur, notamment lors d'un effort physique.

Mythe : les hommes sont plus touchés par les maladies cardiaques que les femmes
Le mythe selon lequel les hommes sont davantage touchés par les maladies cardiaques que les femmes est très répandu, mais trompeur. En réalité, les maladies cardiaques touchent aussi bien les hommes que les femmes, mais avec des manifestations et des profils de risque différents. L'idée selon laquelle les maladies cardiaques seraient avant tout un « problème masculin » peut conduire à sous-estimer le risque chez les femmes, ce qui peut avoir de graves conséquences. Voici quelques faits médicaux qui réfutent ce mythe :
Les maladies cardiaques sont la première cause de décès chez les femmes
Les maladies cardiaques constituent l’une des principales causes de décès chez les femmes dans le monde entier, tout comme chez les hommes. Des études montrent que les maladies cardiovasculaires entraînent plus souvent la mort chez les femmes que, par exemple, le cancer du sein. L’idée selon laquelle les femmes sont moins souvent touchées conduit à une sous-estimation fréquente du risque, tant de la part des personnes concernées que des médecins.
Des symptômes différents chez les femmes et les hommes
Les maladies cardiaques se manifestent souvent différemment chez les femmes et chez les hommes. Alors que les hommes présentent fréquemment des symptômes classiques tels que de fortes douleurs thoraciques (angine de poitrine), les femmes souffrent souvent de symptômes moins spécifiques tels que :
- un essoufflement
- Nausées ou vomissements
- des douleurs dorsales ou des douleurs à la mâchoire
- Fatigue et sensation de faiblesse
Ces différences dans la symptomatologie font que les maladies cardiaques chez les femmes sont souvent diagnostiquées plus tardivement, voire passées inaperçues. Ce retard de diagnostic peut augmenter le risque de complications graves, notamment d’infarctus du myocarde et de décès.
Une protection grâce aux hormones – mais seulement jusqu’à un certain âge
Avant la ménopause, les femmes présentent un risque de maladies cardiaques inférieur à celui des hommes grâce à l’effet protecteur des œstrogènes. Les œstrogènes contribuent à réguler le taux de cholestérol et à maintenir la souplesse des vaisseaux sanguins. Après la ménopause, cette protection diminue toutefois rapidement et le risque de maladies cardiaques augmente fortement chez les femmes, atteignant parfois un niveau identique, voire supérieur, à celui des hommes.
Les facteurs de risque agissent différemment chez les femmes
Certains facteurs de risque, tels que l'hypertension artérielle, le diabète et le tabagisme, ont souvent des conséquences plus graves sur la santé cardiaque chez les femmes que chez les hommes. Par exemple, le diabète augmente davantage le risque de maladies coronariennes chez les femmes que chez les hommes. De plus, les femmes sont plus sensibles au stress et à la dépression, ce qui accroît encore leur risque de maladies cardiaques.
Un danger sous-estimé : la microangiopathie
Les femmes souffrent plus souvent que les hommes d’une forme particulière de maladie coronarienne, connue sous le nom de microangiopathie. Dans ce cas, ce ne sont pas les grandes artères coronaires qui sont touchées, mais les petits vaisseaux sanguins. Cette forme de maladie cardiaque est souvent plus difficile à diagnostiquer, car elle n’est pas toujours détectée lors d’examens standard tels que la coronarographie.
Début du traitement plus tardif chez les femmes
Les femmes ont tendance à ignorer leurs symptômes plus longtemps et à consulter un médecin plus tardivement que les hommes. Cela peut avoir pour conséquence qu’elles ne soient pas traitées à temps en cas de crise cardiaque ou d’autres problèmes cardiaques aigus. De plus, certains éléments indiquent que les femmes font parfois l’objet d’un traitement moins agressif que les hommes lors du diagnostic et du traitement des maladies cardiaques.

Mythe : une crise cardiaque s'accompagne toujours de fortes douleurs thoraciques
-
Le mythe selon lequel une crise cardiaque s’accompagne toujours de fortes douleurs thoraciques est très répandu, mais trompeur. Si les douleurs thoraciques constituent un symptôme fréquent de la crise cardiaque, celle-ci ne se manifeste pas toujours de cette manière. Chez les femmes, les personnes âgées et les diabétiques en particulier, les symptômes peuvent être différents ou moins typiques. Voici les raisons pour lesquelles ce mythe est faux :
Symptômes atypiques d'une crise cardiaque
-
Tous les infarctus du myocarde ne se manifestent pas par les douleurs thoraciques intenses classiques. De nombreuses personnes, en particulier les femmes et les personnes âgées, présentent plutôt des symptômes dits « atypiques », qui peuvent facilement passer inaperçus ou être mal interprétés. Ceux-ci peuvent inclure :
- Essoufflement: de nombreuses personnes touchées se plaignent d’essoufflement sans nécessairement ressentir de douleurs thoraciques.
- Nausées et vomissements: ces symptômes ne sont souvent pas associés à un infarctus du myocarde, en particulier chez les femmes.
- Faiblesse ou fatigue extrême: certaines personnes font état d’un épuisement soudain et inexplicable, survenant sans raison apparente.
- Douleurs dans d'autres parties du corps: les crises cardiaques peuvent provoquer des douleurs dans le dos, la nuque, la mâchoire ou les bras, sans que la poitrine ne soit directement touchée.
« Crise cardiaque silencieuse »
- Dans certains cas, un infarctus du myocarde peut même passer totalement inaperçu. Cet « infarctus silencieux » survient souvent sans les symptômes typiques et n’est généralement découvert que lors d’examens médicaux ultérieurs, par exemple lors d’un ECG. De tels infarctus surviennent plus fréquemment chez les personnes âgées et les diabétiques, car leur perception de la douleur peut être altérée.
Différences entre les femmes et les hommes
Les femmes présentent souvent des symptômes différents de ceux des hommes en cas d’infarctus du myocarde. Alors que les hommes ressentent souvent les douleurs thoraciques intenses classiques, les femmes se plaignent plutôt de symptômes non spécifiques tels que :
- une sensation de pression ou d’oppression dans la poitrine, qui n’est pas nécessairement perçue comme une douleur
- des douleurs dans la partie supérieure de l’abdomen, qui peuvent être interprétées à tort comme des troubles digestifs
- Des vertiges ou des nausées soudaines
Ces différences font que les crises cardiaques chez les femmes sont souvent détectées plus tardivement ou mal interprétées, ce qui peut retarder leur prise en charge.

Mythe : les personnes souffrant de problèmes cardiaques doivent se ménager et ne pas faire d’exercice
Le sport et l’activité physique jouent un rôle central dans la prévention et le traitement des maladies cardiaques. Une activité physique régulière améliore non seulement la santé cardiaque, mais peut également contribuer à ralentir la progression des maladies cardiaques existantes et à améliorer la qualité de vie.
Le sport en cas de maladies cardiaques existantes
Même en cas de maladies cardiaques existantes, il est possible de L'activité physique – à condition qu'elle soit pratiquée sous surveillance médicale – peut être sûre et efficace. Elle contribue notamment à renforcer le cœur chez les patients souffrant d'insuffisance cardiaque stable ou ayant subi un infarctus du myocarde. Ses avantages sont les suivants :
- Amélioration de la fonction cardiaque: le cœur gagne en efficacité, ce qui se traduit par une amélioration de l'endurance et des performances.
- Renforcement du muscle cardiaque: un muscle cardiaque plus fort peut mieux pomper et ainsi oxygéner le corps plus efficacement.
- Meilleure absorption de l'oxygène: le corps est mieux alimenté en oxygène, ce qui augmente la capacité de résistance.
Sports recommandés
Pour les personnes souffrant de maladies cardiaques, les activités d'endurance modérées telles que la marche, le vélo, la natation ou l'aérobic léger sont idéales. Ces sports renforcent le cœur sans le surcharger. La musculation d'intensité modérée peut également être bénéfique pour renforcer la musculature et améliorer la capacité physique.
Précautions importantes
Bien que le sport soit bénéfique pour de nombreuses personnes souffrant de maladies cardiaques, celles-ci doivent toujours consulter un médecin avant de commencer un programme d’entraînement. Voici quelques précautions importantes :
- Soyez attentif aux signes d’alerte: en cas de symptômes tels que des douleurs thoraciques, un essoufflement, des vertiges ou un rythme cardiaque irrégulier, il convient d’arrêter immédiatement l’entraînement et de consulter un médecin.
- Contrôles réguliers: les personnes souffrant de maladies cardiaques doivent se soumettre à des examens médicaux réguliers afin de s’assurer que leur programme d’entraînement reste sûr et efficace.
- Surcharge cardiaque: un effort physique intense peut entraîner une surcharge du muscle cardiaque chez les personnes souffrant de maladies cardiaques. Cela peut provoquer des complications dangereuses telles que des troubles du rythme cardiaque, des infarctus du myocarde ou même une mort cardiaque subite. Les efforts intenses constituent un risque, en particulier chez les patients souffrant d’angine de poitrine instable ou d’insuffisance cardiaque avancée (cf. échelle de la NYHA).
- Adaptation insuffisante de l’entraînement: des études scientifiques montrent que le programme d’entraînement des patients cardiaques doit être adapté individuellement. Une « solution unique » ne fonctionne pas dans ce cas, car la capacité d’effort varie d’un patient à l’autre. En particulier en cas d’insuffisance cardiaque, selon le stade NYHA, l’entraînement doit être très différencié et surveillé par un médecin.
- Risque lié à une phase d'échauffement insuffisante: des études ont montré qu'un démarrage soudain d'activités intenses sans phase d'échauffement adéquate sollicite davantage le cœur. Une initiation lente et progressive à l'activité physique est essentielle pour ne pas surmener le système cardiovasculaire.

Mythe : les régimes pauvres en graisses constituent la meilleure prévention contre les maladies cardiaques
-
Le mythe selon lequel les régimes pauvres en graisses constituent la meilleure prévention contre les maladies cardiaques a été de plus en plus réfuté ces dernières années. Auparavant, on recommandait souvent de réduire la consommation de graisses en général afin de diminuer le risque de maladies cardiaques. Or, les recherches modernes montrent que le type de graisse est plus déterminant que la quantité.
Les bonnes graisses contre les mauvaises graisses :
- Les graisses insaturées, présentes dans les noix, les graines, les avocats, l'huile d'olive et les poissons gras, sont bonnes pour le cœur. Elles peuvent réduire le taux de cholestérol LDL (mauvais cholestérol) et augmenter le taux de cholestérol HDL (bon cholestérol), ce qui diminue le risque de maladies cardiaques.
- Les graisses saturées et les graisses trans, telles qu’on les trouve dans les aliments transformés, les fritures et les viandes grasses, augmentent le risque de maladies cardiovasculaires. Ces graisses peuvent augmenter le taux de cholestérol LDL et favoriser l’inflammation.
Les régimes pauvres en graisses ne sont pas toujours bons pour le cœur :
des études ont montré que les régimes pauvres en graisses entraînent souvent une consommation plus élevée de glucides, en particulier de glucides raffinés tels que le sucre et la farine blanche. Ces glucides peuvent augmenter le taux de glycémie et entraîner une résistance à l'insuline, ce qui accroît le risque de maladies cardiaques et de diabète de type 2(
Le régime méditerranéen comme modèle :
le régime méditerranéen, riche en graisses insaturées provenant de l’huile d’olive, des noix et du poisson, est aujourd’hui considéré comme l’un des régimes les plus sains pour prévenir les maladies cardiaques. Des études ont montré que ce régime alimentaire peut réduire considérablement les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et la mortalité globale

Mythe : une pression artérielle basse est toujours bonne pour la santé
Contrairement à ce que dit le mythe, une pression artérielle basse n’est pas toujours saine ni souhaitable, mais constitue plutôt un risque pour la santé. Elle devient particulièrement problématique lorsqu'elle s'accompagne d'une maladie grave. Afin de connaître votre tension artérielle et son évolution, nous vous recommandons de vous procurer votre propre tensiomètre . Il est également conseillé de faire surveiller votre fréquence cardiaque par un médecin à l'aide d'un ECG afin de pouvoir détecter précocement d'éventuelles maladies cardiaques.
Vertiges et évanouissements: lorsque la tension artérielle est trop basse, le cerveau n'est pas suffisamment irrigué, ce qui peut entraîner des vertiges, une sensation de tête lourde, voire un évanouissement. Ce phénomène survient souvent lors d'un lever rapide (hypotension orthostatique) ou lors de changements de position brusques.
- Épuisement et faiblesse: les muscles et les organes risquent de ne pas recevoir suffisamment d'oxygène, ce qui entraîne de la fatigue, de l'épuisement et une sensation générale de faiblesse. Le cœur doit également souvent fournir un effort supplémentaire pour faire circuler le sang dans l'organisme.
- Sueurs froides et pâleur: la circulation sanguine périphérique, c'est-à-dire la circulation dans les parties externes du corps telles que les mains et les pieds, peut être réduite en cas d'hypotension, ce qui entraîne des membres froids et une peau pâle.
- Troubles de la vision: en raison de la diminution de l'apport sanguin au cerveau, Des symptômes tels qu'une vision floue, des « étoiles » ou un « noircissement » devant les yeux peuvent apparaître.

Mythe : seules les personnes en surpoids présentent un risque cardiaque élevé
- Les personnes minces peuvent elles aussi présenter un risque élevé de maladies cardiaques, en particulier si elles présentent d’autres facteurs de risque tels que le tabagisme, l’hypertension artérielle ou un taux de cholestérol élevé.
Prise de position sur le mythe : « Seules les personnes en surpoids souffrent de maladies cardiaques »
Ce mythe est faux et trompeur. Bien que le surpoids soit un facteur de risque connu de maladies cardiaques, les personnes ayant un poids normal, voire faible, ne sont pas automatiquement à l’abri de ces maladies.
Facteurs de risque cardiovasculaires indépendants du poids
Il existe plusieurs facteurs de risque pouvant causer des maladies cardiaques, indépendamment du poids corporel :
-
Prédisposition génétique: les antécédents familiaux et les facteurs génétiques jouent un rôle important dans les maladies cardiaques. Une personne peut présenter un risque accru malgré un poids normal si des maladies cardiaques sont présentes dans sa famille.
-
Cholestérol et hypertension artérielle: les personnes ayant un poids normal peuvent néanmoins présenter un taux élevé de cholestérol LDL (« mauvais cholestérol ») ou souffrir d’hypertension artérielle, deux facteurs de risque majeurs de maladies cardiaques.
-
Tabagisme: le tabagisme endommage les vaisseaux sanguins et augmente le risque d’athérosclérose et de crise cardiaque, quel que soit le poids corporel.
-
Diabète: le diabète augmente considérablement le risque de maladies cardiaques, et de nombreuses personnes de poids normal souffrent de diabète de type 2.
-
Stress et sédentarité: un mode de vie stressant et le manque d’activité physique peuvent entraîner des problèmes cardiaques, quel que soit le poids.
« Metabolically Obese Normal Weight » (MONW)
Il existe le terme « Metabolically Obese Normal Weight » (MONW), qui désigne les personnes ayant un poids normal mais présentant néanmoins des facteurs de risque de maladies cardiaques, tels que la résistance à l’insuline, l’hypertension artérielle, un taux élevé de triglycérides et un faible taux de cholestérol HDL.
Ces personnes présentent un risque accru de maladies cardiovasculaires, bien qu’elles aient l’air minces.
Maladies cardiaques possibles chez les personnes de poids normal
- Fibrillation auriculaire: les personnes de poids normal sont également susceptibles de souffrir de troubles du rythme cardiaque tels que la fibrillation auriculaire.
- Crises cardiaques: des études montrent que jusqu’à 25 % des crises cardiaques surviennent chez des personnes ayant un IMC normal.
Les maladies cardiaques résultent de l'interaction de plusieurs facteurs, notamment la génétique, le mode de vie, la tension artérielle, le taux de cholestérol, le diabète et le tabagisme. Si le surpoids augmente le risque, les personnes de poids normal ne sont pas pour autant à l'abri des maladies cardiaques. Il est donc important de contrôler régulièrement sa tension artérielle, son taux de cholestérol et sa glycémie, et d'adopter un mode de vie sain, quel que soit son poids.

Mythe : les maladies cardiaques sont inévitables lorsqu’elles sont héréditaires
Le mythe selon lequel les maladies cardiaques sont inévitables lorsqu'elles sont héréditaires est très répandu, mais il est médicalement faux. Si la prédisposition génétique joue un rôle dans l'apparition des maladies cardiaques, de nombreux autres facteurs influencent également le risque individuel. Voici les principales raisons pour lesquelles ce mythe est faux
La génétique n'est qu'une pièce du puzzle
- La prédisposition génétique peut augmenter le risque de certaines maladies cardiaques, telles que la maladie coronarienne ou l’infarctus du myocarde. Cependant, la génétique ne détermine pas à elle seule le destin. Des facteurs tels que le mode de vie, l’alimentation et l’activité physique ont une influence considérable sur le fait qu’une prédisposition génétique se manifeste effectivement par une maladie.
Facteurs de risque modifiables
De nombreux facteurs de risque de maladies cardiaques peuvent être modifiés. Parmi ceux-ci, on peut citer :
- L'hypertension artérielle: des changements de mode de vie, tels que l'activité physique, une alimentation saine et la gestion du stress, permettent souvent de réduire la tension artérielle.
- Taux de cholestérol élevé: une alimentation équilibrée et des médicaments tels que les statines permettent de contrôler le taux de cholestérol.
- Tabagisme: arrêter de fumer réduit considérablement le risque.
- Diabète: grâce à la gestion du poids, à une alimentation saine et à l'activité physique, le diabète peut être maîtrisé, voire évité.
- Sédentarité: une activité physique régulière renforce le cœur et réduit considérablement le risque de maladies cardiaques.
Épigénétique et influences environnementales
La science montre que les facteurs liés au mode de vie et les influences environnementales peuvent avoir un effet épigénétique. Cela signifie qu’ils influencent la manière dont les gènes sont activés ou désactivés. Un mode de vie sain peut donc influencer l’activité des gènes qui augmentent le risque de maladies cardiaques.
Dépistage précoce et prévention
Les techniques médicales modernes permettent de détecter précocement les facteurs de risque. Des bilans de santé réguliers peuvent aider à traiter à temps des problèmes tels que l’hypertension artérielle ou un taux de cholestérol élevé. En prenant les mesures appropriées, même les personnes présentant des antécédents familiaux peuvent réduire considérablement leur risque.
Facteurs psychosociaux
Le stress, le manque de sommeil et les tensions émotionnelles peuvent également contribuer aux maladies cardiaques. En s’attaquant consciemment à ces facteurs, par exemple grâce à la gestion du stress ou à un équilibre sain entre vie professionnelle et vie privée, le risque peut être encore réduit.